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ENCYCLOPÉDIE

METHODIQUE,

OU PAR ORDRE DE MATIERES;

PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES, DE SAVANS ET D* ARTISTES;

Précédée d'un Vocabulaire univerfel , ' fervant de Table pour tout l'Ouvrage^ ornée des Portraits de MM. Diderot ÔC d'Alemdert, premiers Éditeurs de /'Encyclopédie.

ENCYCLOPÉDIE

MÉTHODIQUE.

HISTOIRE NATURELLE

DES VERS,

Pak BRUGUIÈRE et de LAMARCK,

CONTI NUÉE

Par Mr G. p. DESHAYES,

MEMBKE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES.

TOME TROISIÈME.

A PARIS,

Chez M"" veuve Agasse, Imprimeur -Libraire, rue des Poitevins, n*' 6.

M. DCCCXXXII.

AVIS AU RELIEUR.

Dans robllgatlon nous avons été de rendre plus complet qu'aucun autre notre Dictionnaire de Conchyliologie, nous avons fait un troisième volume qui commence à la lettre N. Ce troisième volume était déjà en partie imprimé lorsque la séparation en a été faite, ce qui est cause que les signatures et la pagination se suivent du second au troisième tome*

NAC

Nacelle.

Nom vulgaire de la Navicelle et de quelques Crépidaies. P'oye2 ces mots.

Nacre.

Uq assez grand nombre de Mollusques sécrè- tent de leur collier ou des bords du manteau une matière calcaire d'un aspect paiiicuiier, avec laquelle ils consiruiseut leur coquille. Celte ma- tière, dure, argenl(5e, brillant des plus riches couleurs, se reflètent avec le plus vif éclat la pourpre et l'azur , se nomme nacre.

Celle nacre, quoi(|u'e5seniiellement composée de matière calcaii'e uuie à de la matière animale, comme dans les auues tests des Mollusques , pa- roîl être le résultat d'une combinaison particu- lière de ces deux élcmeus ; cela semble d'autant plus probable que, sans que l'on sache à quoi cela tient dans l'organisation des animaux, on ne voit presque jamais les coquilles nacrées dépasser certaines t'amiiles ou certains genres. C'est ainsi que dans les Coachilères nous trouvons les petits genre Pandore et Anatine , et nous passons jus- qu'aux genres Nucule, Trigonie, Anodonle , Mu- lette et leurs démembremens j Eihérie, Moule, Modiole , Avicule et Piniadine. Parmi ces genres, ce sont les Muleiies, les Anodontes et les Fenta- dines qui fournissent la plus belle nacre et qui donnent naissance aux perles, {^yoyez ce mot.) Ces coquilles, abondamment répandues, donnent au commerce une matière dnre , tacite à polir, K\\x\ peut servir à un grand nombre d'ornemens. Parmi les coquilles des Mollusques on trouve plu- sieurs espèces dans le genre Patelle, mais jamais de nacre dans aucune coquille terrestre ou lluvia- tile 5 toutes les Haliotides , presque toutes les Dau- phinules, les Troques, le plus grand nombre des Monodontes , les Turbos et les Nautiles. Parmi ce genre ce sont les Haliotides et les Turbos qui se distinguent par la beauté de leur nacre , encore certaines Haliotides l'emporieal sur toutes les au- tres coquilles connues.

NAINE. Nana.

Genre proposé par M. Schamacher dans son Essai d'une classification de Conchyliologie pour quelques coquilles démembrées des liasses de La- marck , tels que Nassa marocana , Buccinum neriteum , etc. Le genre Na»se ne pouvant être adopté , a plus forte raison le genre démembré par l'auteur que nous citons. Voyez Bwccin.

NAREL.

Nom qu'Adansoo ( Voyage au Sénég. pi. 4 )

donne à une très-belle espèce de Marginelle, Mat' ginellajaba Laoïk. Voyez MARGiKEia,E.

NASSA.

Il est possible que ce soit le genre Nassa de Klein (^Noi>. Metnod. ostrac. pag. Zj) qui ait donné l'idée du genre Nasse des auteurs modernes. Klein , comparant quelques coquilles alongées , coniques , réticulées à leur surface , à la Nasse du pêcheur, leur donna ce nom générique j et d'après les espèces peu nombreuses qu'il rapporte à soa genre , ce seroit pour quelques Buccins et queU ques Vis qu'il l'auroit établi. Le genre Nasse, au- jourd'hui , est composé d'un démembrement de véritables Buccins. Voyez Nasse.

NASSE. Nassa,

Klein avoit donné le nom générique de Nasse à quelques coquilles treillissées, seulement d'après leur forme, comparée à la Nasse d'osier des pêcheurs. Si depuis cet auteur on a vu, il y a peu d'années, un nouveau genre Nasse proposé pour un démembrement des Buccins, on n'a pu tout au plus qu'emprunter le nom à Klein j car le genre Nasse, tel qu'il est caractérisé, ne contient pas une coquille du genre Nasse de Klein, ce qni prouve que ce n'est pas cet auteur le véritable créa- teur de celte coupe générique; elle ne se trouve point dans Linné i Lamarck la proposa le premier j ilsentit combien ce nouveau genre avoit de rapports avec les Buccins , aussi il le plaça près d'eux , dans le Systèmedes Animaux sans vertèbres j cependant il le sépara encore par les Pourpres. Plus tard, dans la Philosophie zoologique , il l'éloigna encore davantage, quoique dans la même famille, les Purpuracéesj car, entre les Buccins et lui, on trouve les trois genres Concholépas,Monocéros et Pourpre. Ce genre fut adopté d'abord par M. de Roissy dans le Buffon de Sonnini , et ensuite pat Monifort, qui poussa ici beancoup trop loin la manie des démembremens , puisqu'il a trouvé dans le genre Nasse de Lamarck matière à trois genres, qu il nomma Phos, Alectiion et Cyclope {voyez ces mots) , qui n'ont été adoptés par personne. Dans \ Extrait du Cours , Lamarck augmenta encdre la distance qui, dans iti précédens ouvrages', sépi- roit les Buccins des Nasses , en ajoutant entr'eux un quatrième genre, les Ricinules. Le genre Buc- cin de M. Cuvier doit être considéré comme une fimille par le grand nombre de sons-genres qn'il renferme, et dont les Nasses font partie. Il ne les associe pas avec les mêmes genres que Lamarck; il les met après les Harpes et les Tonnes , et avant les Pourpres. Lamarck, dans son dernier ouvrage,

Ffff a

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crnt devoir reformer sa première opinion. Après avoir été le premier à séparer le genre JNasse des Buccins, il fut aussi le premier à les réunir de nou- veau à ce fleure, ne les admetiani que comme sous- division du genre. M. de Ferussac n'a point admis la nouvelle manière de voir du savant professeur; il conserve le genre Nasse, s'appuyarit sur la posi- tion des yeux, didérenle de celle des Buccins (^voyez ce mol), comme il le dit d'une manière positive dans cet acticle du Dictionnaire clas- sique d'Histoire naturelle , et cependant dans ses Tableaux systématiques \\ n'admet les Nasses qu'à titre de sous-genre des Pourpres, les associant, à l'exemple de M. Cuvier, avec les Tonnes, les Harpes, et de plus Lors de toute espèce de rap- port avec les Struihiolaires, les mettant bien à tort, ce nous semble, dans tme autre famille que les Buccins.

M. de Blainville, plus naturellement, fit comme Lamarck, en remettant les Nasses parmi les Buc- cins, dont elles forment une simple section avec les Alectrions et les Cyclopes de Montfort. M. La- treille , dans les Familles du Règne animal, pro- posa une nouvelle famille sous le nom de Bucci- nides {vu^ezce mot) parmi les Fectinibrancbes; il y rassemble les trois genres Nasse, Buccin et Eburne. M. de Ferussac dit dans son article Buccin du Dictionnaire classique des Scienc. nat. , t. il. pag. 553 : a que M. Cuvier ( Md/n. sur le grand » Buccin) paroît assimiler à l'animal du Buccinum » undatuin ceux des Buccinum reticulatum , tt Neriteum aicularia , qui sont des Nasses dont M les animaux ont les yeux placés difleremment » que chez les Buccins. » 11 faut que M. de Ferus- sac n'ait pas comparé ces parties dans ces espèces , o>i qu'il les ait bien mal vues, car nous pouvons afRrmer, ayant sous les yeux dans ce moment les animaux des Buccinum undatum et reticulatum , que sous le rapport de la situation des yeux il n'y a pas la moindre difléreuce; les tentacules ont absolument la même forme, le pied et l'opercule sont semblables; on ne peut conséquerament devi- ner que difRcilement les motifs plausibles qui ont engagé M. de Ferussac à opérer la séparation des Nasses dans une famille difl'érente de celle des Buccins. On doit donc considérer le genre Nasse comme artificiel, et applaudira la dernière opinion de l'illustre Lamarck qui l'a réuni aux Buccins.

Les Nasses ne se distinguent des Buccins que

Far une callosité qui se voit à l'angle inférieur de ouverture, de manière que cet angle semble for- mer un canal séparé, ayant son ouverture séparée aussi, tant le bourrelet est bien prononcé. Ceci existe dans na grand nombre d'espèces d'une ma- nière bien évidente; mais par l'examen d'un grand nombre d'espèces on arrive, par un passage in- sensible, aux véritables Buccins. On trouve un assez grand nombre de Buccins de la section des Nasses à l'état fossile dans tontes les localités à iossiles. Les environs de Paris, si riches dans d'au-

NAT

très p;enres , n'en oflVent qu'une seule espèce; mais les environs d'Angers, ceux de Bordeaux et de D.ix , les faluns de la Touraine, et surtout le Plaisantin, en contiennent un assez grand nombre. M. Defrance compte vingt-une espèces fossiles. Notre collection en contient plus de soixante. Bruguière ayant réuni les Nasses aux Buccins, nous renvoyons à l'article Buccin du premier volume de ce Dictionnaire, elles sont décrites pour la plupart.

NATICE. î^atica.

On peut dire que Lister est le véritable créateur du genre Natice. Si l'on considère qu'il a rassem- blé toutes les coquilles de ce genre sans aucun mélange depuis la 559". j"squ'à la 569=. planche de son Synopsis Conchyliontm , on ne peut donc lui contester le mérite d'un groupement naturel de ce genre. Les auteurs qui le suivirent n'eurent même pas le lolble mérite de l'imiter; et Dar- genville surtout confondit dans les coquilles à bou- che demi-ronde et les Natices et les Néiiies, etc. Adansou paroît être le premier qui ait employé ce mot de Natice, natica , pour l'appliquer aux coquilles qui nous occupent; il dit l'avoir pris des Anciens, qui l'avoient consacré pour des co- quilles très-voisines des Ni'riies. Linné n'a point adopté ce genre, et on peut l'eu blâ'jier, puisqu'il avoit eu connoissance de l'ouvrage d'Adanson avant la publication de la 12^. éJit. du System» naturce ; mais il eut soin de diviser les Nérites en deux sections, ce qui sépara assez bien les deux genres. Brugnière n'imila point Linné, il adopta le genre d'Adanson et le plaça justement dans la méthode à côté des Nérites. Lamarck, dans ses premiers travaux sur les coquilles, ne manqua pas d'adopter l'opinion de Bruguière, et ce genre fut définitivement consacré. Lamarck, dans le Système de 1801, comme Bruguière, rap- procha les deux genres Nériie et Natice; et plus tard (^Philosophie zoologique, 1IJ09), en ajoutant à ces deux premiers genres les Néritines et les Navicelles, il institua la famille des Nérilacées {voy. ce mot ), qui est fort naturelle; il la conserva dans ï Extrait du Cours, ainsi que dans soa dernier ouvrage, et sans y apporter les moindres changemens dans ses rapports avec les genres circonvoisins.

M. Cavier (^Tableau éUmeni. d'histoire natu- relle, 1796) imita complètement Linné à l'égara de l'arrangement des Nérites, qu'il divisa en celles qui sont ombiliquées ou Natice, et en non ombi- liquées, les Nérites. Plus tard {Règne animal), il adopta les Natices à litre de sous-genre des Nérites. Tous les auteurs, et Lister lui-même, avoient senti la nécessité de rapprocher les Na- tices des Nérites. à tel point que plusieurs d'entre eux crurent qu'il seroit convenable de les con- fondre en un seul, et nous pouvons citer Linné, et de uos jours M. Cuvier. L'opinion de a uieurs

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est d'aillears si conforme que l'on pourroù croire «jue les rapports de ces genres étoient détiiiitive- meot arrêtés dans la science. M. de Ferussnccepen- duiii n'en jugea pas ainsi; il crut pouvoir, nial- {;ré les autorités que nous venons de citer, séparer (lausses Tableauxdes MoUusquesles, Nériteset les N'atices daos deux familles diiiéreotes , se fondant sur une fausse appréciation d'uo caractère de fort peu u'importance : il place en ell'et les Naiices dans la famille des Turbinées, parte qu'il ue leui attribue que deux tealai.ule; il en donne quatre^ au contraire, aux Nérites, ce qui l'engage à lus mettre dans la taaiille suivante, les Toupies. Toui fait présumer que M. de Ferussac a été conduit à cetie erreur par les planches d'Âdanson ; mais il est assez croyable que la ligure d'Adansuu est Qiauvaise, ayant été faite sur un irèspelit animal , ei l'observation d'autres espèces plusgrandes ayant manquée à Adauson, on ne peut s'en rapporter uniquement à cet ouvrage : ce qui le prouve , c'est que nous avons observé l'animal de la Natice marron comparativement à une Nérile , et, sui- vant la manière de iVI. de Ferussac , nous avons vu (jualreleutaculesdansl'uneet dans l'autre, ou plu loi d.ia3 ces deux genre les yeux sont supportés par de pe'.iis pédicules placés à la base des tentacules. Il éioil facile de prévoir que M. de Ferussac seroit seul Je son opinion, et des travaux publiés depuis les sieus le confirmèrent complètement. Nous cite- ion^ d'abord le Tiutté de Malacologie de M. de lilainviUe, dont le savant auteur a conservé dans son intégrité la l'ami Ile des Nérilacées de Lamarck, à laquelle il a donné le nom d'Hémicycloslomes. On la retrouve également dans les Familles naiu- rellesdu Règne animal de M. Latreille , le genre Nalice reste dans les rapports indiqués par La- marck. Tout porte à croire que ce genre est déli- uilivement fixé daos ses rapports , qu'aucun motif semble ne devoir plus changer. 11 peut être ca- ractérisé de la manière suivante.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.'

Animal ovale, spiral; pied profondément et transversalement bilubé en avant, et portant en arrière, sur un lobe appendiculaire, un opercule corué ou calcaire; tête pourvue de longs tenta- cules cétacés , aplatis et auriculés à la base ; yeux pédoncules ; bouche armée d'une dent labiale , sans langue spirale; coquille snbglobuleuse, ora- bili(iuée; ouverture entière, demi-ronde; bord ga«the oblique, non denté, calleux^ la callosité modifiant l'ombilic et quelquefois le recouvrant; bord droit tranchant, toujours lisse à l'intérieur.

11 est bien à présumer que l'on fera des change- mens notables dans ce genre pour le groupement des espèces; peut-être sera-t-il nécessaire de sé- parer celles qui ont un opercule corné de celles qui l'ont calcaire; mais pour opérer ces cbange- Bieus , il faudra s'appnyer sur la conncissance

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exacte des animaux des deux groupes, ce qui n'a point encore été fait. D'un autre coté^ il fau-droit connoître les opercules de toutes les espèces , ou au moins découvrir un caractère qui puisse faire juger à ;;r;V?ri quelles sont les espèces qui ont l'o- peiciile corné et celles qui l'ont osseux. On trou- vera, nous le pensons, la principale diU'éren^e d.rns l'état du bord droit, mince et tranchant, lorsque l'opercule est corné, plus épais et obtus , lorsqu'il est i alcaire : celle règle peut recevoir une application générale, mais non universelle. Les Nuiices sont nombreuses , assez variées dans leurs couleurs, mais peu variables dans la forme, qui est généralement globuleuse, plus ou moins dé- : rimée. Le plan de l'ouverture n'est jamais dans le plan de l'axe de la coquille, ce qui, au pre- mier coup d'oeil, fait distinguer les Naiices des Ampullaires et autres genres voisitis.

Toutes les Naiices sont marines; elles vivent dans les mers tempérées et les mers chaudes ; l'Océan et la Méditerranée en od'rant plusieurs espèces que l'on retrouve fossiles, pour la plu- pait^ en Italie, aux environs de Bordeaux et de Vienne eu Autriche. Un assez grand nombre des espèces fossiles des environs de Paris avoient été rapportées au genre Ampullaires par Lamarck, parce (jue leur ombilic est dépourvu de callosité : quelques-unes paroissent en ellèt s'éloigner assez seosiblementdes véritables Naiices; mais elles dif- fèrent bien plus des Ampullaires^ ce qui nou; a déterminé à les reporter parmi les Naiices.

Quelques coquilles , très-voisines des Natices , et ordinairement confondues avec elles dans les collections, méritent, à ce que nous pensons, de former un geure à part ; elles ont bien effectl- vetuent la forme des Naiices, mais leur columelle n'étant jamais calleuse, et présentant constam- ment une petit échancrure médiane, ces carac- tères extérieurs coïncident .très-probablement à ceux de l'animal , et l'on peut présumer que l'o- percule doit différer de celui des Naiices , puis- que , dans ce genre , celle pièce correspond exac- tement à la forme de l'ouverture. Il est bien à croire que les coquilles dont nous parlons rentre- ront dans la famille des Sigarets, et se placeront dans le voisinage du genre Véluline de M. de Blainville. Cette famille des Sigarets a certaine- ment de très-grands rapports avec celle des Na- iices; il y a un passage enir'elles non-seulement par les coquilles, mais encore par les animauy. Nous comptons donner quelques développemens à ces rapprochemens , tant à l'article Néritacé qu'à l'article Sigaret , auxquels nous renvoyons.

I . Natice glaucine. Natica glaucina.

N. testa suborbiculari , iriflalâ , crassâ, Icefi , albido fulvà et cœrulescente j spirà brevi, obliqua j callo subdivisa , partlin umbilicum oblegente , nifo.

598 N A T

Nerila glaucina. Li». Gmel. pag. 3671 . n". 3.

Lister, Conch. tab. ^ôi-fig- 9.

GoALT. Test. tab. Qj.fig. a. b, .

Dakcent. Conch.pl. "J.jîg. V.

FAVA^i^E, Conch.pl. 10. fig. k. l.

Regenf. Conch. tom. 1. tab. 3. A^. 34.

Martini, Conch. tom. 5. toA. 186/%^. i856, 1859.

Var. b.) Testa valdè cmssJ, ponderosâ ; ventre intense rujo ,• spirà productiusculâ,

Lamk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 196. n". 1.

La Nalice glaacine est nne des plos grandes espèces du genre. Elle est globuleuse , à spire courte et obtuse; elle se compose de cinq à six tours à peine convexes , dont le dernier est beau- coup plus grand que tous les autres : l'ouverture (jui le termine antérieurement est très-oblique à l'axe ; elle est très-ample , semi-lunaire , garnie supérieurement d'une callosité lilanche qui sert de point d'appui à l'extrémité supérieure de la lèvre droite. Cette lèvre est mince, tranchante, régu- lièrement arquée, et se joignant sans inflexion avec le bord gauche; celni-ci est obtus, un peu cxcavé à la base. L'ombilic, placé à la base de la coquille, est très-grand, très-é vase, infundibuli- forme ; il est recouvert à sa partie supérieure par une large callosité d'un brun foncé, toujours par- tagée en deux parties inégales par un sillon irans- rerse assez profond. Cette division de la callo- sité est le meilleur caractère qui, au premier coup d'ceil , puisse faire distinguer cette espèce de quel- ques autres qui l'avoisiuent. En dehors , cette co- quille est d'une couleur assez variable; elle est ordinairement d'un blanc-brunâtre , quelquefois d'un blanc-fauve; en dessous elle est d'un blanc- grisâtre. A l'intérieur, sa lèvre droite est d'un Lruu assez foncé dans toute sa partie supéiieure, et blanchâtre à la base. Cette coquille, fort com- mune dans les collections, se trouve dans l'Océan ''indien, sur les côtes d'Amérique, et, à ce qu'il paroît, dans la Méditerranée. Son antlogue fos- sile se rencontre en Italie, à BordeauB , à Dax et en Touraine. Les grands individus ont 70 œiil. de diamètre à la base.

a^. Naticb planulée. Natica albumen.

N. testa suborbiculari , confexo - depressâ , crassiusculâ , glabtâ , fulvo-rufescente , subtiis plana j lacteâ y spirà obliqua, retusissimâ y labii çallo subcordato, umbilicum partïni latente.

Nerita albumen. Lin. Gmel. pag. 3671. n". 5.

RuMPH. Mus. tab. 2.2.. fig. 6-

PiTiv. Amb. tab. \o.fig. 14.

^BA^Mus. tom. Z.tab. ^\._fig.^. n.

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Knorb , Vergn. tom. 4. tab, \i._fig. 4- S-

Favanke, Conch. pi. ii.fg. H. 1.

Chemn. Conch. tom. 5. tab. 189. Jtg. 1924' 1925.

Lamk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 196. n". 2.

Coquille très-singulière par son extrême dépres- sion et l'étendue considérable de- son ombilic , qui occupe touie sa base. Elle est ovale , à spire très-courte, à laquelle on compte quatre touis seulement; ces tours sont aplatis, extrêmement courts , et le dernier est si grand , qu'à lui seul il constitue presque tonte la coquille. L'ouverture qui le termine fait un angle presque droit avec l'axe longitudinal; elle est toute blanche, en demi- luue, et terminée à sa partie supérieure par une callosité aplatie et étalée sur l'avant-dernier tour. Cette callosité donne naissance au bord droit, qui , dans les vieux individus , est obtus dans toute son étendue. Le bord gauche est obtus ; il s'avance, comme une sorte de cloison, au-dessus de l'ouverture ; il fait une saillie obtuse dans l'endroit oii aboutit la callosité ombilical. Toute la base de la coquille est occupée par un large ombilic très-déprimé : toute celte base , com- prise dans l'ombilic, est d'un blanc pur, et elle est circonscrite en dehors par une côte décur- rente qui part de sa partiç supérieure, au-dessous de la callosité du bord droit, et vient abouiir , en décrivant un arc de cercle, à la base de l'ouver- ture. La callosité ombilicale est très-grande, fort aplatie , et occupe une grande partie de l'espace de la buse. En dehors , cette coquille est brillante et polie ; elle est uniformément d'un fauve pur ; elle est toute blanche en dessous.

Cette espèce, assez rare, se nomme vulgai- rement le Jaune d'oeuf aplati , les marchands la désignent aussi sous le nom de Pain d'épices. Elle vient des mers de l'Inde, et a 5o millim. de diamètre à la base.

3. Natice mamillaire. Natica mamillariS;

N. testa ofali , ventricosâ , crassâ , fu/i^o- rubescente ; spirà prominente y aperturâ alba j umbilico nudo , petvio.

Hélix mamillaris. Li5. Gmel. pag. oSSg. n". 83.

Lister, Conch. tab. 566. ^g. i4-

Favanme , Conch. pi. 1 1. fig- h. 4-

Cbeun. Conch. tom. 5. tab. iQg-^g- 1952. 1953.

LxuK. Aitim. tans vert. tom. 6. pag. 197. n». 3.

La Natice mamillaire est une coquille ovale, pointue, globuleuse, fort épaisse et pesante, ayant la spire fort proéminenie , formée de cinq tours aplatis, dont le dernier est ia&ciiaeBi plot

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^laud qae tous les autres- Ces tours sont lisses, à suture simple, d'un fauve - rougeâtre , si ce n'est en liessous que le dernier est blanc j l'ouverture est semi-lunaire , peu dilatée ; son bord droit est mince et tranchant , il s'appuie sur une callosité blanche^ au-dessus de laquelle il se relève un peu et donne naissance à une petite rigole peu profonde j le bord gauche est épais, arrondi à sa partie supérieure. A la base de la coquille se trouve un ombilic assez vaste, cir- conscrit en dehors par un sillon peu prononcé. A sa partie moyenne, cet ombilic est creusé d'un sillon très-profond, qui circonscrit une callosité pea proéminente , qui ne remplit pas l'ombilic , comme cela a lieu dans une espèce voisine , que l'on pourroit confondre avec celle-ci.

Cette coquille , assez commune dans les col- lections, provient de l'Océan des Antilles. Elle a 45 à 5o milliai. de longueur.

4- Natice mamelle. Natica mamilla.

N. testa ovali, ventricosâ , convexo-depressâ , crassiuscidâ , albâ ,• spirâ prominidâ ^ callo labii umbilicum penitàs oblegente.

Kerita mamilla. Lin. Ghei.. pag. 3672. n". 6.

LisTBH, Conch. tab. Zji ,Jig. 22.

RcMPH. Mus. tab. 22. fig. f.

GoALT. test. tab. 67. fig. C.

Dargenv. Conch. pl.-jy. fig- 10.

Favakne, Conch. pi. w. fig. h. 2.

Seba , Mus. tom. 3. tab. 4 ' . fig- 22.

Knorr, Vergn. tom. i. tab. Q.Jîg. 6. 7.

Chemn. Conch. tom. 5. tab. i&g. ^g. J928 J93i.

Natica mamilla. Enctcl. pi. 453. fig. 5. a. b.

Lamk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 197. n". 4-

Quant à la forme, cette espèce a beaucoup d'analogie avec la précédente. Elle est ovale-ob- loDgoe , à spire très-courte , formée de cinq tours, dont le dernier est plus grand que tous les autres. Elle est lisse, polie, brillante, partout d'un blauc pur en dedans et en dehors. Son ouveriure est semi-lunaire, fort oblique à l'axe; son bord droit est mince et tranchant , il devient obtus à la base en se joignant au bord gauche : celui-ci est pres- que droit, il se confond dans presque toute son étendue avec les bords d'une grande callosité, oblongue et légèrement convexe, qui descend depuis la partie supérieure de l'ouvenure jusqu'à la base de l'ombilic , qu'elle cache dans toute son étendue. Il existe une variété de cette espèce dans laquelle la callosité est plus large à sa partie supérieure qu'à l'inférieure. Dans cette variété la coquille est quelqueCois ferrugineuse un peu vers son sommet.

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Oo trouve commuuémeDt cette espèce daui l'Océan indien. Elle a 5o millim. de longueur.

5. !%TicE bouche noire. Natica melanostoma.

N. testa oi^ali, ventricosâ ,coni>eao-depressà , tenui y albidâ , Jïilvo zonutâ ; spirâ prortnnulà^ labio Jùsco- negricante y umbilico semiclauso.

Lister. Conch. tab. 566. fig. i5.

GuALT. Test. tab. 67. fig. d.

Seba, Mus. tom. 3. tab. ^y.Jig. 20.

Hélix maniillaris. Born , Mus. tab. l5. fig. i3. 14.

Favanne, Conch. pi. i . Jîg. h, 3.

Cbem.v. Conch, tom. 5. tab. i%g. Jîg. 1926.

1927.

Nerita melanostoma. GmtL. pag. 3674. n°. 19.

Var. b. ) Testa Juscâ , non zonati y labro albido , margine intiu extiisque Jiisco - nigri- cante.

Natica maura. Encycl. pi. 455. ^g. 4- «• ^•

Lamk. Anim. s. veit. tom. 6. pag. 198. n°. 5.

Cette espèce est intéressante en ce qu'elle fait un passage bien évident vers les Sigarets. Elle est ovalaire , pointue au sommet, un peu atténuée à la base. Son ouverture, un peu oblique à l'axe longitudinal , l'est également dans le sens opposé ; sa spire, qui est très-courte, est formée de cinij tours, dont le dernier est beaucoup plus grand que tous les autres 5 ils sont lisses, polis, d'nn blanc-fauve , et le dernier est orné de deux ou trois fascies transverses d'un fauve intense. Dans quel- ques individus, les fascies transverses sont obs- cures; dans d'autres elles sont très-nettes, d'un brun assez fonce ; dans d'autres enfin, outre leur netteté, elles sont remarquables en ce qu'elles sont compostes d'un grand nombre de ilammoles longitudinales onduleuses , d'un brun assez foncé. L'ouverture est assez grande ; son bord droit est très-mince et très-tranchant, et il est légèrement déprimé à la base. La columelle est longue, ar- quée à sa partie supérieure , et droite dans le reste de son étendue ; elle est arrondie , renversée en dehors, elle se continue avec une longue cal- losité, d'un brun-noir, qui couvre la partie supé- rieure d'nn ombilic médiocre , qui reste ouvert à sa base par une fente assez étroite. A l'inté- rieur , cette coquille est d'un blanc passant au brun, sur lequel les fascies extérieures se mon- trent d'une manière tranchée. Cette coquille n'est pas rare dans les mers de l'Inde, sur les côtes de Ceylan. Elle a 43 à 44 millim. de longueur.

6. Natice orangée. Natica aurantia.

N. testa ovali , ventricosâ , crassiuscidâ , Icevi , nitidâ y luteo - aurantia y spirâ subprominulu y apertuiâ albâ y labii callo umbilicum occiillahte.

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KxoRB , Vergn. tont. 4. iab. G- fg- 3 4- Regënf. Conch. tom. 1. tab. b.fig. 54- Chesin. Conch, tom. 5. tab. 189. Jîg. 1934. 1935.

Lamk. Anim. s. vert. tom. 6. pag. 198. «°. 6. Cette espèce a des rapporis avec le Natica ma- millaris quant à sa forme extérieure seulemeat; elle est ovale - oblongue , pointue nu sommet , qui est toujours obtus. Sa spire se compose de quatre tours ; ils sont étroits, à peine convexes, et in- diqués par une sutare très-superficielle : le dernier est beaucoup plus graud que tous les autres; il est lisse, poli, d'un beau jaune-orangé, avec quelques zones longitudinales, plus foncées vers l'ouverture. Celle-ci est toute blanche , ainsi que la base de la coquille : le bord droit s'appuie a sa partie supérieure sur une callosité blanche, ob- tuse , qui s'avauce en dedans , et dont il est séparé par un petit sillon. Le bord droit est tranchaul , très-mince , et régulièrement arqué ; le bord gau- che est assez épais, surtout à sa partie supérieure. La base de la coquille est nccupée par un ombilic assez grand, circonscrit à l'extérieur par un sîllon peu profond , ainsi que par sa couleur blanche nettement tranchée sur la couleur orangée. A l'intérieur de cet ombilic, on remarque une grosse callosité blanche , qui occupe une grande partie de la cavité : cette callosité est oWlongue et à peine disiincie, à aa partie supérieure, de celle (lu bord droi'. Celte coquille, assez rare dans les collections , vient , d'après Lamarck , des mers de la Chine et de la Nouvelle- Hollande. Elle est lungue de 40 œiliim.

7. Natîce flammulée. Nalica canrenn.

M. testa subglobusâ , Iccfi , riijo et albo zonatâ iJlamJHulisfuscis , longiiudinalibus ,aTi- gulato -Jlejcuosis y spirâ prointnulà y operculo so/tdu, extùs uicuatlm sulcato.

Hérita canrena. Lin. Gmel. pag. 3669,71", i.

I,i5T. Conch. tab. 56o. fig. 4-

GcALT. Test. tab. èj.fg. 5.

Dargenv. Cottch. pi. 1-fig- a.

Favanne , Conch. pi. 41. fig. d. 4.

Seba, Mus. tom. 3. tab. "b^.fig. 27, et 5i. 62.

KsoRR, fer^w- tom.li. tjb i5. fig. 4, et tab. 20. fig- 4-

Regenf. Conch. tom. i. tab. A-fg- 43.

Chemn. Conch. tom. 5. tab. 186. fig. 1860. j86i.

Natica canrena. Esctcl. pi. 453./^. t. a. b.

Lamk. Anim. s. vert- tom. 6. pag. 199. n°. 10.

La Nalice flammulée est une assez belle espèce, Riiij lojt couitJ.uue. Elle est assez vanable, et

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néanmoins facile à reconnoître parla forme cl la position de sa callosité. Cette espèce est globu- leuse, ventrue, à spire courte et acuminée, fjrmée de cinq à six tours convexes, à suture simple et profonde; au-dessous de la suture, chaque tour présente un assez grand nombre de petits sillons rayonnans, courts et assez régu- liers. Le dernier tour, beaucoup plus graud que les autres, est très-couvexe; l'ouverture qui le itr- mine antérieurement est régulièrement semi-lu- naire ; elle est simple, et son bord droit est mince et tranchant dans toute son étendue. Il s'appuie supérieurement sur une callosité peu épaisse , blanche, qui descend, sur l'avant-dernier tour, jusqu'à la hauteur de l'ombilic. Le bord gauche est droit, assez épais, et parfaitement blanc , aussi- bien que l'intérieur de la coquille. La base est percée d'un ombilic médiocre. La callosité qui s'y trouve est séparée de celle du bord droit par une profonde échancrure , qui descend jusqu'à la co- lumelle. Cette callosité, sons le rapport de sa po- sition, est toat-à-fait inférieure , c'est-à-dire qu'elle occupe la base de l'ombilic, dont elle n'est séparée que par un sillon.

Cette coquille , assez commune dans les mers de l'Inde, et , à ce qu'on assure, dans la Méditer- ranée , n'est point aussi commune qu'on a l'habi- tude de le croire à l'état fossile; dans ce der- nier état nous n'en connoissons qu'un très-petit nombre provenant d'Italie. Sa longueur est de 40 millim.

8. Natice fustigée. Natica cruentata.

N. testa subglobosdylongitudinalitenubstriatii, albidâ , macuiis sanguineis aut rujis tnœqualibus adspersâ j spirâ breviuscula ^ obtusà j urnbilico spiraliter contorto.

Chemn. Conch. tom. 5. iab. 188. fig. igoj. 1901.

Nerita cruentata. Ghel. pag. 3675. n". i3.

Lauk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 19g. n". 1 1.

CeUe-ci a beaucoup de rapports avec la précé- dente : on ne peut même les distinguer bien net- tement que par la forme de l'ombilic et de la callosité, ainsi que par les caractères de l'oper- cule, quand on peut les comparer. Dans la Natice llammulée, l'opercule est calcaire et chargé, en dehors, de neuf à dix gros sillons très-profonds, surtout vers le bord extérieur. Dans la Nalice fustisée, au contraire, on observe un très-2rand nombre de stries protondes qui séparent autant de lamelles tines et tranchantes.

La Natice fustigée acquiert quelquefois aa volume assez considérable. Elle est globuleuse, à spire cocrte , formée de cinq ù six (ours convexes , dont le dernier est infiniment plus graud que les autres. La suture est simple et assez profonde, et les sillons que nous avons

reaaarcjQé^

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remarqu(fj an- dessous d'elle, dans la Natice (limmulée , mancjiicnt ici toul-à-f.nt , ou sont remplacés pai- des stries fines et assez prolong^ées. L'ouverture est régulicremeut semi-lunaire ; elle est blaacLe en dedans , si ce n'est vers le fond , elle est d'un Lrun-violet très-foncé. Le bord droit est simple et tranchant dans toute son étendue; il s'appuie, dans son origine, sur une callosité blanche qui descend jusqu'au niveau de l'ombilic. Le bord gauche est obtus et arrondi dans toute son étendue. La base de la coqnille est ouverte par uu assez grand ombilic, qui est ordinairement d'un blanc-brunatre , et quelque- fois d'an brun assez foncé. Cet ombilic est par- couru , dans sou milieu, par une callosité demi- cylindrique nettement détachée en dessus et en dessous par une gouttière profonde en dessus. Cette espèce est couverte d'un grand nombre de taches sanguinolentes et irrégulières , dont les unes sont ponctit'ormes , les autres, plus grandes et irrégulières, forment, sur le dernier tour, trois zones iransverses.

Cette espèce, très-abondamment répandue dans la Méditerranée et l'Océan indien , se trouve fissile, avec non moins d'abondance, en Italie, en Morée , en Sicile , à Per[iignan , à Dax , en Tou- raine et aux environs de Vienne. Les grands indi- vidus ont près de 60 mill. de longueur.

9. Natice mille points. Natica mille punctata.

N. testa subglobosâ , laevigatà , albo-lutescente; punctif purpureo-nifis sparsis undiquè pictd; spirâ subprominutâ j callo umbilicali cylinirico.

Lister, Conch. tab. 'ô^^. fig. 11.

PiTiv. Gaz. tab. lOï.fig. 10.

GuAi.T. Test. tab. 67. fig- 5.

Daroenv. Conch. pi. '/■Jîg- c

Favasne , Conch. pi. w-Jtg- d. q.

Seba, Mus. toni. 3. tah. ZZ-fig. 60. 61.

Chemn. Conch. tom. 5. tab. \ZS. Jîg. 1862. l8G5.

Natica stercus muscarum. EttcrcL. pi. 453. Jîg. 6. a. b.

Lamc. Anim. s. veit. tom. 6. pag. 199. n". 13.

Cette Natice n'est peut-être qu'une variété de la cruentata. La forme de l'ombilic est tout-à-fait identique. La forme extérieure ne présente non plus aucune différence, et les opercules, dans l'une et l'autre espèce , sont à peu près les mêmes ; nous n'y voyons d'autre différence que relative- ment ai' nucleus , qui , dans l'espèce qui nous oc- cupe , a généralement plus d'étendue que dans l'autre. Les diflérences principales résident uni- quement dans la coloration , et il est bien à pré- sumer (|ue lorsqu'on aura rassemblé un grand nombre d'individus des deux espèces , on trouvera eulr'eux des passages qui ne sont pas encore connus Hist. Kat. des Vers. Tome II.

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aujourd'hui, cl au moyen de^iquels les deux espèce» seront réunies. La forme de cette espèce est iden- tiquement semblable à celle de la précédente. Sa surface extérieure, lisse et brillante, est couverte d'une m-ultitude de points d'un brun-rougatre, sur un fond d'un blanc-grisalre. Les ponctuations sont arrondies, quelquefois très-fines ettrès-muliipliées,

d'autres fois plus grosses et plus rares. L'ombilic est brun à l'intérieur, et la callosité demi-cylin- driqne , qui le parcourt obliquement, est généra- lement un peu plus petite que dans la Natice fus- tigée. L'ouverture est blanche vers les bords, et d'un brun-violâtre ou rougeâlre dans le fond. Cette espèce n'est pas moins commune que celle qui précède. Elle vit dans les mêmes lieux: on la trouve fossile dans les localités que nous avons in- diquées pour la précédente. Sa longueur est de 48 millim.

10. Natice jaune d'oeuf. Natica viteUus,

N. testa subglobosâ, Icectgatâ, Jlacicanfe / maculis albis per séries transversas digestis / spirâ breci, subacutJ j wnbilico nudo.

Nerita vite/lus. Lin. Gmel. pag. 3671. n°. 4-

Lister. Conch. tab. 565. /j'. 12.

GoALT. Test. tab. 67. fig. 8.

Seba, Mus. tom. 3. tab. ZZ. fig. 3o.

Knorr, Vergn. tom. i. tab. 7. fig. 2.

Favanne , Conch. pi. 11. fig. d. 3.

Cbemn. Conch. tom. 5. tab. 186. fig. 1866. 18(37.

Lamk. Anim. sajis vert. tom. 6. pag. 200. n». 10,

Fort belle espèce, qui n'est point rare dans les collections, et qui, quoique analogue, quant à la couleur, au Natica aura ntia , ne peut se confondre avec celle-ci par ses divers caractères. Elle est globuleuse, arrondie, à spire très-courte, com- posée de cinq à six tours très-courts, nettement séparés par une suture peu profonde, en forme de sillon ; le dernier tour est exti êmement grand , pro- portionnellement à ceux qui le précèdent : l'ouver- ture qui le termine est pal failement semi-lunaire. Son bord droit est mince et tranchant , si ce n'est à la base, il devient obtus, en se joignant au bord gauche. Celui-ci est droit , simple à la base, et se continuant , à la partie supérieure, en une large callosité, qui s'élève jusqu'à l'origine du bord droit. Cette callosité a une disposition particulière que l'on ne trouve guère que dans cette espèce: après s'être étalé sur l'avant-dernier tour, suc lequel elle s'amincit en dehors, elle descend, en formant une espèce de languette ou d'oreillette, jusqu'au-dessus de l'ombilic , dont elle cache la partie supérieure et remplace, de cette manière, la callosité ombilicale. L'ombilic, dont la base est percée , est assez grand et circonscrit , en dehors ,

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par la dinVrence de sa couleur avec le resle de sa «urface. Il est d'un Liane pur, tandis que la coquille est d'un beau jaune , avec deux fascies transverses de taches nuageuses et irrc^gulières d'un blanc pur. Entre les'deux fascies, se trouve ordinairenient une 2one d'un jaune un peu plus foncé que le reste.

Celte jolie coquille, qui vienl de l'Océan in- dien , a 40 millim. de longueur.

11. Natice helvact-e. Natica helvacea.

N. testa ventricosi , globosâ, glabrl , albido et fuU'o - nibente zonatà ; spifâ brevi , prominulà; iiinbilico pervio , nudo.

Cheiun. Conch.tom. 5. tab. \%^. fig. 1896. a. i. et i«97.

IjAmk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 200. Tî". 14.

La Nalice Iielvac^e est une grosse coquille glo- buleuse, qui se rapproche assez dune espèce que l'on trouve abondamment sur nos côtes, et que nous décrirons plus tard sous le nom de Natica castanea. Celle-ci est une coquille assez rare, iormée de cinq à six tours convexes , dont les pre- miers sont d'un brun-Concé : ils sont séparés par nue suture assez profonde, mais simple. L'ouver- ture qui termine le dernier tour est réj;ulièremeiU semi-Iuaaire. Le bord droit est mince, tranchant, datis l^jute son étendue ; il est blanc en dedans, mais dans le fond , on remarque deux zones trans- verses d'un brun assez foncé. A sa partie supé- rieure, le bord di-oit s'appuie sur une callo- sité assez épaisse , dont il est séparé par un canal large et peu profond. Celle callosité s'étend depuis l'inseriiou du bord droit jusque an peu au- dessous de l'origine du trou ombilical, au-dessus duquel elle s'étend uu peu, en le laissant com- plètement ouvert. L'ombilic consiste en une per- foration de l'axe , qui est séparé par une carène obtuse à la base du reste de la surface. Dans celle perforation, on aperçoit facilement l'enroulement de l'avanl-dernier tour. A l'extérieur, cette coquille présente, dans les individus bien frais, un très- grand nombre de stries transverses, obsolètes, qui lonl coupées longitudinalement , d'une manière in'égulière, par des stries d'accroissement, La couleur consiste en trois zones d'un fauve pâle et brunâtre, placées transversalement à la partie supérieure du dernier tour, la base de ce tour restant constamment blanche. Nous ignorons d'où vient celte espèce qui est longue de 43 millim.

12, Natice rousse, Natica rujli.

N. testa rentricoso-globosâ , lœi>igatà , niti- dulâ, intense rufâ; fasciâ albâ , prope suturas cinctâ i spirâ brevi , pmminulâ i aperturi aibâ i umbilico pervio^ nudo.

RuMPH. Mus. tab. 2.Ï. fig. d.

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Petiv. Ainb. tab. w.Jîg. 3.

BoRN , Mus- tab. ij. fig. 3. 4-

Chemn. Conch. tom. 5. tab. iZj-Jrg. 1874. 1875.

Nerila nija. Gmel. pag. ZGyz. n°. 9.

Lave. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 201. n". 18.

La Natice rousse est une fort jolie espèce , assez rare dans nos collections. Elle se reconnoît avec la plus Jurande facilité, aussi bien par sa forme ex- térieure que par sa coloration. Elle est globuleuse, à spire très-courte, formée de six tours, dont les premiers sont bruns; ces tours sont ircs-éiroils , peu convexes, et ils sont munis, au-dessous de la suture, d'un grand nombre de si ries rayoiiui;nles, assez profondes, qui, sur le dernier lonr, s'a- vancent a«sez bas. L'ouverture est régulièrement semi-lunaiie. Son bord est mince et tranchant, brun , passant au blanchâtre à l'intérieur. Le bord gauche est arrondi, et la callosité ombilicdle est irès-peu considérable et est indiquée par une simple llexuosilé. L'ombilic est assez largement ouvert , et il est blanc, ainsi que toute la base de la coquille. Eu dehors, elle est lisse ft polie; elle est d'un brun-marron , et elle porie, dans le milieu du dernier tour, une ceinture élroile d'un beau blanc. Une zone de la méine couleur se voit sur tous les tours de spire, immédialemenl au-dessous de la suture

Celte espèce se trouve dans l'Océan indien , aux Moluques et à Amboine, d'où elle a été rapportée par notre ami, il. Lesson. Elle est longue de 35 millim.

i3. Natice rayée. Natica lineata.

N. testa ventricosâ , subglobosâ , tenui , la-vi , albidù , lotigitudinaliter lineata ; lineis /uteis un' dulatis , confériis; spirâ subproniinulàj utnbilico seiniclauso , angulo circumvallato.

Lister , Conch. tab. SSg. fîg. 1.

BoBN , Mus. tab. ^n.fig. 1. 2.

Lauk. Anim. sans lert. tom. tj. pag. 201. n". 20.

Cette coquille est certainement une des plus jolies espèces de ce genre. Elle est globuleuse , à test mince , à spire assez saillante , composée du six tours arrondis, convexes , parfaitement lisses, dont le dernier est beaucoup plus grand que ceux qui le